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mercredi 28 septembre 2011

De mon arrivée au Japon... Nihon ni yôkoso !

Et voilà ! Le jour J ! Depuis le temps que j'avais lancé le compte à rebours !

Je dois avouer que j'étais pas très très fière quand j'ai quitté mes parents à l'aéroport pour m'aventurer comme une grande vers la porte d'embarquement, avec le trac un peu comme avant un examen de piano. Mais je vais trop vite : avant ça il fallu passer par le pesage des bagages ! C'est donc avec une valise de 20 kilos et 200 grammes, ainsi que deux sacs pesant à peu près 7 kilos chacun que je suis allée voir le gentil monsieur qui s'occupait des valises. Gentil monsieur, qui en passant, a cru bon me dire quelques mots en japonais quand il a appris que j'y allais pour mes études, et que je n'ai rien compris du tout, et qui m'a encore plus stressée, en fait. Parce que bon, quand un français vous parle en japonais et que vous ne comprenez déjà pas, ça augure mal pour la suite, pas vrai ?

Le gentil monsieur a dit "ok c'est bon!", alors que je me demandais déjà comment j'allais faire s'ils pesaient mon sac à dos, bien rempli avec mon dictionnaire français-japonais méga-lourd, mes deux disques durs externes de deux kilos (c'est dur d'être une geek), un dictionnaire de kanji (capital !) et autres babioles, dont un tome aux quelques 600 pages du Comte de Monte-Cristo. Alors quand le monsieur a dit que ça allait, je vous raconte pas le soulagement.

Pour éviter le poids supplémentaire dans la valise, j'avais sur moi un leggings, avec un jean par dessus, et un débardeur, un tee-shirt, un sweat-shirt (le pauvre portait bien son nom) et un manteau à fourrure. Haha. J'ai connu plus pratique, mais enfin pour emporter de quoi vivre pour un an là-bas, j'imagine qu'il fallait bien subir quelques désagréments.

Après l'enregistrement des bagages, et après avoir lâchement abandonné mes parents et ma sœur, je suis passée par le point "vérification", où il fallait enlever ceinture, manteau, sweat-shirt, portable, avant de passer la porte. Je m'attendais à sonner en passant, vu que ça m'arrive à chaque fois... mais non, incroyable !

Ensuite il a fallu trouver la porte d'embarquement. Je flippais un peu, étant toute seule et tout, mais c'était très bien indiqué, et c'est entourée de pleiiin de coréens (forcément, escale à Séoul) que j'ai attendu de pouvoir entrer dans l'avion. Le Gentil Monsieur m'avait fait l'ultime gentillesse de me réserver des places près des hublots pour mes deux vols, j'ai donc pu contempler Paris by night vu d'en haut, puis Lille (d'après la trajectoire de l'avion), puis d'autres villes que je connaissais pas.

Je suis partie avec Asiana Airlines, une compagnie coréenne que je connaissais pas du tout, et que ma mère avait soigneusement choisie pour moi (mais siii tu verras elle est bien et tout, elle a été élue meilleure compagnie du monde en 2010!), et effectivement c'était pas mal. Bon, y'avait pas de place pour les pieds dans leur truc, et j'ai amèrement regretté de n'avoir emporté ni masque pour les yeux, ni boules Quiès, quand la voisine de devant n'éteignait pas sa lumière et qu'un bébé hurlait de toute la force de ses poumons un peu plus loin, mais enfin.

Au premier repas, bibimbap, que j'ai mangé à ma façon, qui faisait bien rire les deux coréens à côté de moi... et qui m'a arraché la gorge tellement c'était piquant (amis du kimchi bonjour ! Ils sont fous ces coréens...), puis deuxième repas, j'avais demandé "fried chicken" mais je devais avoir un super mauvais accent anglais car j'ai eu du poisson à la place. M'enfin.

Dans un avion endormi, ayant monté tout un système de couverture et de coussin pour pouvoir ouvrir le volet sans déranger les autres par la lumière (le tout en étant confortablement installée) j'ai pu contempler le lever du soleil sur la Sibérie. Le grand mystère de ce vol restera l'ombre noire en forme de rond (un rond bien parfait, pas un avion quoi qu'il en soit...) qui n'arrêtait pas de nous suivre sur la mer entre la Chine et la Corée (mais c'était une ombre, sans aucun doute !) et les traces rouges qu'il y avait sur l'eau, et qui étaient très bizarres et non identifiables. Probablement le fait d'aliens.

Arrêt à Séoul, pour une escale de trois quarts d'heure, ce pour quoi j'avais stressé pendant de looongues heures avant, en me disant, et si le premier avion a du retard ? Et si j'attrape pas le deuxième ? Et si je le trouvais même pas ? Et si  mes bagages suivaient pas ? Mais tout s'est passé au poil, arrivée, descendue de l'avion, les correspondances étaient indiquées par "Transfer", petit passage vite fait encore une fois à la vérification des bagages et des fringues, je continue, et trois tapis roulants plus tard, j'avais trouvé mon avion, avec une foule de japonais considérable (aaah, douze heures d'avion à n'entendre parler que coréen, quel plaisir, du japonais à nouveau !).

Le monsieur japonais qui est mon nouveau voisin est très gentil, il monte ma valise dans le bac à valises au dessus de nos têtes, et à la descente il me le sort et me laisse passer devant lui. Ces japonais, qu'ils sont adorables ! Je voulais absolument voir le mont Fuji de l'avion, mais peine perdue, il était trop loin.

Une heure et demi plus tard, arrivée à Nagoya. Je bous toujours dans mes fringues et je sens toujours autant le phoque, mais ô joie, je suis au Japon ! Je passe l'immigration et la douane sans problème, je récupère ma valise (elle n'a pas été oubliée dans le premier avion, youpi !) et je sors de là pour me rendre compte que non pas une amie seule, comme je m'y attendais, mais elle plus un autre ami japonais, les deux ayant étudié dans ma fac l'année précédente, sont venus me chercher.

On fait un peu le tour de l'aéroport (qui a des boutiques avec des toits japonais et tout, c'est super esthétique), je trouve mon premier combini (pour les non-initiés, combini, de l'anglais convenience store, c'est une boutique ouverte 24h sur 24 où on peut trouver la plupart des produits d'usage quotidien, et surtout des paniers-repas, des boissons, et tout ça) ; et j'y achète mon premier onigiri !! (Autrement dit, boule de riz fourrée entourée par une feuille d'algue.) Et je manque de pleurer d'émotion en le mangeant, trois heures plus tard : bon sang, j'avais oublié à quel point j'aimais les onigiri des combini ! Mais je vous ferai un article plus détaillé sur la cuisine japonaise plus tard, ça mérite le détour.

En sortant de l'aéroport, on prend le bus, direction Nagoya, quartier Fujigaoka. Je manque à moitié de m'endormir dans le bus, alors que le soleil est en train de se coucher sur Nagoya (ah oui, ici le soleil, il se couche à six heures. Ça fait toujours bizarre...) En arrivant à Fujigaoka, la nuit est tombée, je me sens super naze et tout a l'air immense et lumineux. Très bling-bling. Pas de doute, t'es au Japon ! Même l'odeur de l'air est purement japonaise. Ainsi que le bruit des sirènes d'ambulances, et celui des feux pour piétons quand ils passent au vert. J'ai l'impression d'être dans un anime...

La dame de ma famille d'accueil pour trois jours vient me chercher là pour m'emmener chez elle ; elle m'avait écrit un mail en français, mais quand je la vois, je comprends qu'entre nous, ça sera principalement du japonais. Je m'étais attendue, dans ma naïve candeur, à entendre parler en français ceux qui étaient susceptibles de le faire, mais force est de constater que... bah, non, en fait. Tant mieux, immersion totale, je serai obligée de progresser, comme ça. (Pensée qui relève d'un pur masochisme, mais enfin.)

Le mieux : la famille d'accueil a internet, et la façon d'utiliser le wifi est la même ici qu'en France. Que demande le peuple !

Bref, arrivée réussie. Plus parfaite tu meurs. Plus de détails dans un prochain post à propos de mon premier jour en ville, et de comment si jamais tu parles pas japonais, ben tu galères à mort !

See you around folks !

5 commentaires:

  1. Alexandra / Ohmiya powaaaaaaa29 septembre 2011 à 06:46

    Nagoya T.T *A terre avec un bras tendu vers Laurie, regard suppliant*

    Si je m'envoie par la poste, tu me récupères? xD Muahahahah
    Aaah Nagoya...J'ai adoré cette ville(on se demande pourquoi?O.O) alors j'espère que tu y passeras une très bonne année! En lisant ton texte, jsuis émue T.T Aaaaaaaaah envoie moi un katsudon par la poooooste!
    Amuse toi bien et...bon courage avec le décalage horaire O.O

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  2. Rhalala la chance >.<.
    En tout cas, content que tout se soit bien passé pour toi !
    Tu écris bien ! Tu sais faire vivre ce que tu nous racontes. En continuant comme ça, on ne va plus pouvoir lâcher ton blog ^^.
    Maintenant prochaine étape, des photos !!

    Tu commences à t'habituer au décalage horaire ? Tu nous feras un petit compte rendu de ton examen de langue dans un prochain post ?

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  3. Alex, c'est mieux de le faire toi même le katsudon, non ? XD Sinon ok pour te récupérer à la poste ! \o/
    Garvi : merci du compliment XD les photos viendront... après XD Décalage horaire... j'ai pas l'impression d'en ressentir les effets XD Ok pour l'exam de langue ^^

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  4. Au Japon, les toilettes sont différentes, pas le Wifi!

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  5. Cet article je l'ai lu y'a un bail et c'est plus trop pertinent de le commenter mais ça me fait tout bizarre vu combien j'ai imaginé ce moment quand j'ai failli partir, après avoir acheté les billets et tout ... Et finalement non. Mais j'aurais pu. Et un jour ça sera le cas. Bref, ça fait rêver !

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