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mardi 8 novembre 2011

Bref. Je suis allée à Kyôto.

Bien le bonsoir, mes braves amis ! J'ai l'honneur de vous présenter le (très long) récit de mon voyage à Kyôto. (Préparez un truc à boire avant de vous atteler à cet article, ça risque de durer.)

Avant toute chose, pour les non-connaisseurs, situons la ville. Si Tôkyô est la mégalopole déshumanisée, qui s'étend sur plusieurs centaines de kilomètres, à tel point qu'en montant à la tour de Tôkyô, on ne distingue qu'une jungle de béton quel que soit le côté qu'on observe, Kyôto, en revanche, c'est la ville traditionnelle par excellence. Bien sûr, ça ne veut pas dire que lorsque vous y entrez, vous faites un bond dans le temps pour vous retrouver une centaine d'années en arrière. Kyôto, comme toutes les grandes villes, n'échappe pas au béton et aux immeubles de style HLM. La différence, c'est qu'au détour de chaque petite rue, vous pouvez découvrir un temple, et ça, c'est carrément impressionnant. 

La petite minute d'histoire : Kyôto fut jadis la capitale de l'empire japonais, et répondait au doux nom de Heian (la paix), durant l'époque qui porte le même nom (ère Heian). La capitale a finalement été transportée à Edo (ancien nom de Tôkyô), mais Heian ayant été une période d'intense développement culturel, la ville a gardé les marques de son ancien prestige, non seulement avec ses temples, mais aussi ses châteaux, son palais impérial, sa propre culture traditionnelle... 

Durant la Seconde Guerre Mondiale, il avait été envisagé de lâcher la bombe atomique sur Kyôto plutôt que sur Hiroshima. Ça ne s'est pas fait parce que quelques hommes doués d'un reste de bon sens ont jugé que la ville possédait trop de richesses et que sa destruction serait un obstacle à un réconciliation ultérieure avec le Japon.

Bref, Kyôto, c'est une mine de trésors, et bien entendu, il n'est pas assez de deux jours pour en profiter, aussi je compte bien y retourner avant longtemps ; mais ceci étant dit, laissez-moi entrer dans les détails et vous raconter mon aventure. 
 
La raison pour laquelle je suis allée à Kyôto, c'est parce que j'ai un ami, Jesús (prononcer Rrrhéssousse), qui est en vacances au Japon, et qui loge chez mes anciens professeurs de japonais, qui habitent à Nara (pas loin de Kyôto), et donc, on s'est dit que c'était une excellente occasion pour tous se retrouver quelque part ; ce qui a décidé que le quelque part serait Kyôto, c'est le marché du Tôji, donc je vous donnerai les détails plus tard. 

Me voici donc du vendredi, à me dire : "allez ! Demain, je vais à Kyôto !" et donc à me diriger vers la gare de Nagoya pour y acheter des tickets de bus, ayant entendu dire que c'était beaucoup moins cher que le shinkansen. Effectivement : là où un billet de shikansen pour Kyôto (aller simple) coûte 5500 yens, le trajet en bus ne coûte que 4000 yens. Et encore, heureuse surprise : moi qui m'attends à débourser 8000 yens pour l'aller et le retour, j'apprends que les deux trajets sont compris dans les 4000 yens. Que demande le peuple !

Ainsi donc, c'est avec les précieux tickets que je rentre chez moi pour faire mes bagages : mon bus part le lendemain à 9h10. C'était probablement la dernière limite avant qu'il n'y ait plus de place, car les autres bus étaient déjà complets. Je m'étais imaginé, dans ma naïveté provinciale, faire le voyage avec un car à moitié vide, mais évidemment que non ; il était bien sûr plein à craquer. 

Je me figurais aussi que quelque chose irait forcément de travers ; par exemple, que je ne me réveillerais pas à temps, ou que je ne trouverais pas l'arrêt de bus, ou que je me tromperais même de car et finirais à Tôkyô, bref, toute la foule d'inquiétudes qui peut vous passer par la tête quand vous faites quelque chose pour la première fois. Mais tout s'est bien passé ; j'ai trouvé mon arrêt sans problème, sans même réellement chercher, et je suis montée dans mon bus comme une grande. Et dire qu'en France, j'étais infoutue de lancer une machine à laver toute bête, maintenant j'en suis à m'acheter des billets de bus pour me rendre toute seule dans une ville étrangère, dans un pays étranger. C'est fou comme un échange universitaire ça vous rend plus débrouillard...

Le trajet en bus durait à peu près trois heures, durant lesquelles j'ai trouvé de nouvelles choses sur lesquelles m'étonner, à croire que la liste ne s'arrêtera jamais. La première, et celle qui m'a le plus marqué : en japonais, autoroute se dit "kôsoku dôro", c'est à dire "la route à grande vitesse". Eh ben, je sais pas où ils la voient, cette vitesse. Ils se déplacent tous comme des pépés, sur ces autoroutes, les japonais ! J'ai même vu plusieurs panneaux marqués "80", et je me suis dit "c'est pas possible, c'est vraiment limité à 80 km/h sur l'autoroute ?" mais Jesús m'a ensuite fait remarquer que c'était peut-être des miles, ce qui n'aurait pas été improbable. Quoi qu'il en soit, tout le monde roulait super lentement. Pas une voiture au delà de la limite autorisée... Tout le monde se rabat après avoir dépassé quelqu'un... et bien sûr, toutes les voitures mettent leur clignotant au moment de doubler ou de se rabattre. Je crois que je ne m'habituerai jamais à un tel respect des règles.

Quand je suis partie de Nagoya, un soleil timide pointait le bout de son nez. A Kyôto, j'ai dû me rendre à l'évidence : il n'avait pas voulu me suivre. J'ai eu deux jours de pluie continuelle, ce qui était bien dommage, mais en contrepartie, ça créait une superbe ambiance dans les temples que j'ai visités...

Une fois arrivée à Kyôto, j'ai envisagé d'aller au consulat pour pouvoir m'assurer de voter aux prochaines présidentielles, mais c'était uniquement sur rendez-vous et impossible de les joindre. Ça sera pour une prochaine fois... J'ai donc attendu mon rendez-vous avec Jesús en me baladant dans les environs de la gare. Il y avait une sorte de concours, et une scène où se succédaient plusieurs prestations, qui avaient l'air totalement traditionnelles, mais qui étaient apparemment coréennes... 

Le concours en question

Après avoir retrouvé mon ami, avoir mangé avec lui et papoté, et après avoir déchargé les bagages dans l'hôtel, on s'est rendus compte qu'il était déjà 16h et qu'il fallait qu'on se bouge un peu si on voulait voir quelque chose, puisque tous les temples fermaient leurs portes vers 17h. On s'est donc décidés pour Kiyomizudera, le "temple de l'eau pure". Moi, je ne l'avais jamais visité, et pour Jesús, c'est un passage obligatoire à chaque fois qu'il vient à Kyôto. Le temps d'arriver là-bas, il faisait nuit, on est donc restés aux portes du temple, sans entrer à l'intérieur, sachant qu'on aurait pas le temps de tout visiter et qu'en plus, de nuit, on ne verrait pas grand chose ; mais c'était tout de même une ambiance magnifique qui nous attendait là-bas, avec la pagode aux trois étages (san ju no tô) éclairée de vert, le ciel mauve, les illuminations de la ville (Kiyomizudera étant situé en hauteur, on a une jolie vue sur Kyôto), le sol mouillé de pluie, les corbeaux qui croassaient en haut de la pagode...


Plutôt pas moche, hein ?

La pagode du Kiyomizudera (San jû no tô)


Kyôto by night

Après avoir pris des photos, on s'est dirigés vers un autre temple proche du Kiyomizudera, le Kôdaiji, tout en passant par des petites ruelles en pente comme Ninenzaka ou Nene no michi ("le chemin de Nene", Nene étant le nom de la femme de Toyotomi Hideyoshi, un des grands noms de l'histoire du Japon, que j'ai déjà évoqué dans un post précédent...). 

Ninenzaka
 Au Kôdaiji, il y avait des illuminations spéciales pour kôyô, cette période de l'année où les feuilles des arbres rougissent. Malheureusement, kôyô est très en retard cette année, à cause de la chaleur qu'il continue à faire au Japon, et seuls quelques petites feuilles avaient déjà rougi. Ce qui n'empêche que les illuminations étaient là quand même et que c'était déjà superbe - qu'est-ce que ça doit être quand kôyô est à son apogée !

Le lac renvoyait les reflets... Dommage que ça ne se voie pas trop...
Dans le Kôdaiji, il y avait également un jardin de pierre où il y avait des jeux de lumière : on s'installe au bord du parquet du temple, pieds nus, évidemment, car on n'entre pas dans les temples avec des chaussures, et on regarde le spectacle. Les jardins de pierre sont plus méditatifs de jour, mais de nuit, c'était vraiment superbe. 

Il y avait aussi des lumières vertes, rouges, beiges...
On a ensuite observé les illuminations d'un arbre rougissant au bord d'un petit lac, on a évidemment mitraillé de photos la beauté du lieu, puis on a traversé une forêt de bambous tellement dense que leurs feuilles formaient presque un toit au dessus de nos têtes. C'était magnifique. 

Presque Kôyô...
Les bambous


















En sortant du Kôdaiji, on est passés par un parc dont j'ai  oublié le nom, et une petite rue éclairée par des lanternes  typiquement japonaises, où il n'y avait pas un chat, probablement à cause de la pluie qui tombait. Elle ne m'arrangeait pas, cette pluie, mais il faut l'avouer à son avantage, c'était vraiment une belle ambiance qu'elle nous créait là. 

J'attendais le nekobus !
En rentrant vers la gare, on a décidé qu'après avoir visité traditionnel, il était temps de manger traditionnel ; on s'est donc aventurés vers un restaurant d'okonomiyaki proche de la gare. Okonomiyaki, mon plat préféré : une sorte d'omelette de chou et d'autres ingrédients, que vous assaisonnez à votre bon plaisir, okonomiyaki voulant à peu près dire "vous mettez ce qui vous aimez". On distingue plusieurs types d'okonomiyaki, dont les deux plus célèbres sont celles d'Osaka et celles d'Hiroshima... 

La mienne, c'était une okonomiyaki aux crevettes, ma préférée.
Mais n'entrons pas dans les détails. En rentrant à l'hôtel, en bonne geek, je demande au monsieur qui tient le comptoir si on peut utiliser l'ordinateur dans le coin pendant dix minutes ; il s'extasie sur mon maigre japonais, me demande d'où on vient, et quand on répond "de France", alors là, il en bave d'admiration, et nous retient pendant un quart d'heure pour nous expliquer que son père a déjà bossé en Suisse et qu'il voulait aller en France en même temps mais qu'il n'avait pas pu et que c'était bien dommage, etc. Y'a pas à dire, mais la France, ça a vraiment une bonne image, dans le coin.


Sur la porte de l'hôtel, avec Jesús, on constate qu'il y a écrit "ryokan". Pour nous, "ryokan" (hôtel traditionnel), ce sont les pièces avec tatami, les futons qu'on sort du placard le soir, et un onsen pas loin. Manque de bol : notre chambre est en style occidental, avec des lits normaux, bref, rien qui la distingue d'un hôtel de base, à part les yukata qui sont sagement pliés sur la table de chevet. Toutefois, on ose espérer que l'hôtel dispose tout de même d'un onsen... Et on a raison ! C'est donc avec délice que je peux une fois de plus goûter au plaisir du bain brûlant (trois jours seulement depuis mon dernier...). Et c'est d'autant mieux que lorsque j'arrive, les dernières occupantes s'en vont, et j'ai l'onsen pour moi toute seule. 


Bref, comme il n'y a rien de mieux pour vous aider à passer une bonne nuit, je me réveille le lendemain matin parfaitement prête à passer ma journée à crapahuter. Au programme de ce dimanche matin : rencontre avec une amie japonaise de Jesús, puis le temple Tôji, puis... on verra. 

Au temple Tôji
On s'en va donc à la rencontre de Naoko-san à la gare de Kyôto, et de là, on marche jusqu'au Tôji, où, comme tous les premiers dimanches du mois (et aussi tous les 21 du mois), a lieu un célèbre marché aux puces. Le marché du 21 est plus fourni que celui du premier dimanche du mois, et la pluie menaçant de tomber a convaincu certains vendeurs de rester chez eux ; mais c'est tout de même un marché très intéressant que je redécouvre là (l'ayant déjà fait trois ans auparavant). Beaucoup de babioles traditionnelles japonaises, un milliard de kimonos, quelques violons et instruments de musique, un shôgiban (plateau de shôgi), sur lequel je me suis précipitée en croyant que c'était un goban (plateau de go) comme celui que je me vois acheter dans mes rêves les plus fous...

Ce genre-là, m'voyez... Le shôgiban avait exactement la même forme. Mais bon, c'était un shôgiban.
On croise ensuite Pierre-sensei, l'un de nos amis professeurs qu'on devait rencontrer à Kyôto ; pendant qu'il continue de visiter le marché, avec Jesús et Naoko-san, on décide d'aller au Kiyomizudera, pour prendre des photos de jour cette fois, et pour entrer dans le temple pour de bon, puisqu'on était restés à la périphérie, la veille. Il y a beaucoup de choses à voir au Kiyomizudera : on peut observer une messe bouddhiste, avec l'odeur d'encens qui se répand autour de vous, il y a le paysage sublime environnant, puisque le temple est accolé au flanc de montagne, il y a cet endroit où vous passez sous des torii de pierre, et où, si vous vous rendez les yeux fermés et sans dévier d'une pierre à sa soeur jumelle cinq mètres plus loin, l'amour vous attend au tournant (selon la légende). 


J'ai trouvé ça marrant, j'ai tenté, j'ai réussi !
Puis, comme Kiyomizudera signifie "temple de l'eau pure", il aurait été dommage qu'on passe par là sans boire l'eau qui coulait de la cascade. J'avais l'estomac qui grondait, mais bien sûr, il est interdit de manger dans un temple (en dehors des petits restaurants qui y sont proposés...).

Vous prenez une louche à rallonge et vous prenez de l'eau avec, et vous buvez dans le creux de votre main !

Après le Kiyomizudera de jour, nous sommes retournés au Tôji, où nous attendait une troupe nombreuse : nos deux sensei, leurs enfants, la soeur de Kaeko-sensei et sa fille. C'est donc avec tout ce petit monde qu'on est partis déguster notre repas du midi dans un restaurant voisin, où on m'a servi le meilleur karaage que j'ai jamais mangé... La friture croustillante, la viande fondante... J'en bave encore. Avec à côté du riz, de la soupe, des vermicelles de farine, des légumes au vinaigre, des minuscules poissons, et le tout pour la modique somme de 800 yens. C'est fou comme on peut bien manger pour pas cher, au Japon...

Mon karaage ! *_*

Après manger, on voulait aller visiter Gôshô, le palais impérial, qui faisait une exposition spéciale qui se terminait le dimanche même ; mais ayant trop tardé pendant le repas, on s'est rendus compte qu'on arriverait trop tard à Gôshô. On a donc décidé d'aller visiter le Kinkakuji à la place ; vous savez, ce temple doré si célèbre. 

Sublime non ?
Je l'avais déjà visité une fois, trois ans plus tôt, mais j'avais oublié à quel point il était magnifique, et c'est avec une joie toute enfantine que je l'ai mitraillé de photos. Le temple a été recouvert avec des feuilles d'or, brûlé par un moine en 1950, et reconstruit à l'identique. Il est entouré par des arbres de telle façon qu'on ne le distingue absolument pas depuis l'extérieur. Une fois de plus, mon regret a été que ce ne soit pas encore tout à fait kôyô : le spectacle avec les feuilles toutes rouges doit être absolument magnifique. Je me suis donc promis de ne rien manger pendant un mois et d'y retourner quand kôyô sera à son apogée...


Dans le jardin du temple, il y avait ce petit endroit où vous jetez une pièce, et si elle tombe dans le bol, vous voyez votre voeu réalisé. J'ai bien essayé, tout comme j'avais essayé trois ans plus tôt, mais impossible d'atteindre le bol. Et pourtant, la fille derrière nous a réussi, et deux fois de suite, encore !

Pas évident de bien viser... (Mais les gars du temple doivent se faire des sous)

En sortant du Kinkakuji, la nuit commençait à tomber, et on savait qu'on n'aurait pas le temps de visiter un autre temple : d'autant qu'on a pris le bus qui faisait le plus grand détour pour rentrer à la gare (Kyôto n'étant pourvue que de deux lignes de métro, il faut principalement se déplacer en bus pour visiter tout ce qui vaut la peine d'être visité) et ça a pris une heure...


Un petit Starbucks plus tard, et il était déjà l'heure de rentrer. J'avais l'impression d'être arrivée le matin même tellement tout est passé vite. J'aurais aimé voir plus de choses encore, mais ne t'en fais pas, Kyôto : tu me reverras sous peu, je te le garantis ! 


Voilà, mes amis. C'était un post très long, je salue ceux d'entre vous qui sont restés jusqu'au bout. 


Je vous embrasse jusqu'au prochain article, où je vous raconterai peut-être ma visite touristique de Nagoya (enfin!) et mon premier tremblement de terre !
Sana.

5 commentaires:

  1. Ca fait du bien un long post!! moi j'ai adoré :) ça a l'air magnifique, Kyoto... *bave* et j'ai une carte postale avec le temple ^.^
    En tout cas, j'adore. Continue de nous envoyer plein de photos c'est trop beau!!!
    A part ça, j'ai fini le CAPES!! OUF!
    Bisous :)
    Gaboche

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  2. Tiens, ça me rappelle que je dois les écrire, mes cartes postales XD
    Alors ton capes ? J'ai pensé à toi ! :o Ça s'est bien passé ?

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  3. "(prononcer Rrrhéssousse)"

    Ahahahah, eh bien, plus capable d'utiliser l'alphabet phonétique ? XD

    4000 yens pour l'AR c'est pas cheeeeer *_* bon plan !

    "C'est fou comme un échange universitaire ça vous rend plus débrouillard..."

    Ah ça c'est clair ! Avant je ne faisais rien toute seule, maintenant.... XD
    Par contre la seule fois où j'ai pris le bus à Tôkyô j'ai un peu galéré à trouver mon arrêt exact.... mais je suppose que c'est une question de taille entre Shinjuku et Nagoya ? ^^

    "Je crois que je ne m'habituerai jamais à un tel respect des règles."

    C'est le début XD Quand tu reviendras, tu t'étonneras plutôt du non-respect des règles XD

    "et quand on répond "de France", alors là, il en bave d'admiration"

    ..... XDD moi non plus, j'en revenais pas. Etre français est définitivement un atout ^^

    Aaah un Onsen à Kyôto pour toi toute seule après un okonomitaki.... que demande le peuple, sérieux ? XD

    Tu as goûté l'eau pure du coup ?

    Bon, ben globalement, ça a l'air trop bien Kyôto é___è je veux aussi y aller, et j'adorerais y aller de nuit aussi ! Je suis super contente quand tu fais plein de photos, c'est génial */////*

    Ouiii, je veux un article aussi sur Nagoya, et sur ton séisme ^_^

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  4. Ah, j'avais oublié : alors toi aussi tu regardes Bref ? XD *fan*

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