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vendredi 25 novembre 2011

Vie quotidienne...

Salut tout le monde ! Ça fait bien longtemps que je n'ai rien posté, alors je pensais vous faire patienter un peu avec un petit article, en attendant un autre plus long, quand j'aurai plus de temps. Car vous vous doutez bien que si je ne passe pas tout mes heures de libre sur internet, c'est parce que j'ai récemment fait l'acquisition de cette chose étrange qu'on appelle "vie sociale", et qui vous bouffe un temps considérable.

Cette vie sociale, en quoi consiste-t-elle ? Déjà, en sorties avec ma famille d'accueil, qui ne manque jamais de m'emmener dans chaque endroit possible et imaginable. Prenons pour exemple cette montagne dont j'ai oublié le nom, dans la préfecture de Mie (voisine de celle d'Aichi où j'habite) et où nous nous sommes aventurés, par un samedi matin ensoleillé, avec Iwase-san, ses deux enfants, et mon ami Jesus. 

Ça commençait à être kôyô ! Mais pas encore tout à fait.
 

Le sommet, 1212 mètres.

Le sommet était à 1212 mètres, environ, et pour y accéder, on a pris un téléphérique, et je peux vous dire qu'être suspendu dans une boîte de deux mètres sur trois accrochée à une simple corde, ça ne donne pas vraiment confiance. Mais d'après Iwase-san, en 17 ans d'utilisation, il n'y a jamais eu un seul accident. Ah oui, j'oubliais ! on est au Japon... 

Ça fout les jetons non ?
Le plus étonnant, c'était que les japonais restaient au sommet environ une petite demi-heure, puis ils redescendaient tous ensuite. Si ça n'avait tenu qu'à moi, j'y serais restée au moins une heure voire une heure et demi, pour bien profiter du panorama sublime qui s'offrait à nous de chaque côté, mais en comptant qu'il avait fallu trois heures pour venir (avec les bouchons) et qu'Iwase-san comptait nous emmener dans un onsen en repartant, c'est probablement pour cette raison qu'on n'est pas restés très longtemps. Dommage, c'était sublime.  

Il paraît même que lorsqu'il fait très beau, et que l'air est très limpide, on peut voir le Fuji-san au loin ! (En hiver, le plus souvent.) Le Fuji-san !! Un jour, oui un jour, je le verrai !!
 
L'onsen dans lequel on s'est arrêtés en revenant possédait un rotenburo (à savoir la même chose qu'un onsen, mais à ciel ouvert), et c'était vraiment une sensation délicieuse que de se baigner dans une eau brûlante en sentant l'air frais du dehors sur sa peau émergée. Ma petite soeur d'accueil a même déjà eu l'occasion de faire une boule de neige tout en se baignant dans un rotenburo... J'adorerais faire la même chose !

On avait une vue pas moche, de là-haut !

Pendant que mon ami Jesus était à Nagoya, on a également senti un tremblement de terre. Quelle émotion ! On était au huitième étage d'un immeuble, entourés par des étagères de livres, lui dans une allée et moi dans une autre, quand soudain, le sol se met à trembler sous mes pieds. Tous les japonais autour de moi lèvent la tête, et bêtement, je me dis : "dis donc, ils font des travaux dans la pièce d'à côté ou quoi ? ... AAAH UN TREMBLEMENT DE TERRE !"

Qui au demeurant, n'a duré qu'une petite dizaine de secondes, mais c'était impressionnant. Les japonais se sont tous remis à leur lecture une fois que ça s'est terminé, et moi, je suis allée retrouver Jesus, qui était aussi interloqué que moi. "T'as senti ça ??" Si moi j'ai cru que c'était des travaux, lui, il se disait que c'était drôle, on pouvait sentir le train passer depuis le huitième étage. Marrant, ce que peuvent penser les gens qui ne sont pas habitués ! 

Puis la musique s'est arrêtée, et une voix a annoncé : "il vient d'y avoir un tremblement de terre, veuillez ne pas emprunter les escalators et les ascenseurs...". La voix grave, l'absence de musique, ça donnait vraiment une dimension effrayante à ce qui s'est en fait révélé un minuscule tremblement de terre de magnitude 3. Qu'est-ce que ça devait être en mars dernier...

Jesus était venu pour voir Kôyô (le moment où les feuilles des arbres rougissent), mais malheureusement, Kôyô est très en retard cette année, et c'est seulement en ce moment que ça commence à devenir vraiment rouge.

J'ai même eu la chance de contempler la floraison de cerisiers en même temps que Kôyô !

Pour contempler Kôyô, il y a un bon coin qui s'appelle Kôrankei. Enfin, quand je dis "un bon coin"... En réalité, c'est un de ces célèbres endroits où tout le monde se rend pour contempler les arbres. De jour comme de nuit ; si le soleil rend le tout particulièrement magnifique en journée, le soir venu, s'allument des tas de lumières pour éclairer les feuilles rouges par en dessous, ce qui donne une ambiance complètement différente, mais à ne pas rater. 

Kôyô à Kôrankei !
 
On m'a dit qu'il y avait moins d'illuminations cette année parce qu'ils devaient faire attention à l'électricité : eh bien, je me demande comment ça doit être d'habitude, parce que là, il y en a vraiment partout, tant pour Kôyô que pour Noël, dont les décorations ont été allumées à peine Halloween terminé - maman, tu détesterais ça... 

Et ce n'était pas le tout de contempler les arbres, il fallait aussi penser à manger. Et pour ça, il y avait des petites gargottes tout le long du chemin qui menait à la promenade, où on vendait takoyaki, okomiyaki daifuku, soba, et j'en passe... Tous mes aliments préférés. Je ne vous raconte pas le martyre pour résister. (D'ailleurs, je n'ai pas résisté, puisque j'ai acheté mes takoyaki et ichigo daifuku sur le chemin du retour...)

Ichigo Daifuku ! Mais ils ne ressemblent pas tous à ça, généralement la fraise est cachée à l'intérieur.
Sinon, j'ai aussi eu la chance d'aller à un concert de musique arabe, donné gratuitement en guise de soutien pour le Japon, et à ce concert, j'ai pu comme si de rien n'était serrer la main à l'ambassadeur de Tunisie au Japon et à son traducteur, et leur parler tous les deux en français. Aaah, le français ! Ça faisait longtemps ! Si longtemps, d'ailleurs, que j'en arrive à ne plus savoir parler ma propre langue... Mais bon, si c'est le prix à payer pour pouvoir maîtriser l'anglais, améliorer le japonais, l'espagnol et apprendre l'allemand, je suis preneuse !

Il y a ça de bien avec la résidence où je suis qu'elle est totalement multiculturelle, et que c'est beaucoup plus facile de s'y faire des amis que dans le monde extérieur avec les japonais. J'ai passé ma soirée avec une bavaroise bilingue anglais/allemand, une franco-allemande-iranienne qui parle couramment l'allemand, le français, l'anglais, le japonais et l'espagnol, et une latino-américaine qui maîtrise l'espagnol, l'anglais, le japonais et un peu de français. C'est assez amusant d'avoir une conversation avec elles, parce qu'on passe d'une langue à l'autre sans même s'en rendre compte. Avant de partir, j'espérais revenir en parlant japonais couramment, mais je ne m'attendais pas à avoir la chance et l'occasion de parler anglais ou espagnol fréquemment. Décidément, je suis contente d'avoir atterri ici !

J'ai pu expérimenter encore beaucoup d'autre chose, comme par exemple dessiner sur une assiette et une tasse, ce matin, parce qu'avec l'université, on a visité une fabrique de poterie... C'était super intéressant, très drôle, et pour ne rien gâcher, c'était gratuit. 

On devait tremper notre pinceau dans l'encre noire, qui devient bleue une fois l'assiette à son stade terminal, ou dans l'encre rouge, qui devient marron - tout en faisant attention de ne pas poser ses doigts n'importe où pour ne pas tacher l'assiette. Vous avez déjà essayé de dessiner sur une assiette, vous ? Je vous raconte pas l'épreuve ! 

Mon assiette Gabriel et Joshua !

Les assiettes et les tasses doivent passer par un certain stade pour devenir blanche et bleues (et marron pour ceux qui ont utilisé le marron, mais je n'y ai pas touché), ce qui veut dire qu'à Noël environ, je pourrai manger sur mon assiette personnelle et boire du thé dans ma tasse personnelle à mon nom ! Si c'est pas classe ! Je vous montrerai le résultat une fois que je les aurai récupérées.

Quant aux jours à venir, quelque part, ils sont de plus en plus occupés ; essayage de kimono, kaitenzushi, invitation chez les parents d'Iwase-san, concerts à préparer, fêtes, exposés, karaokes... Je n'ai même plus le temps de geeker, je vous jure ! 

Voilà pour cet article un peu décousu. La prochaine fois, je vous raconte mon pèlerinage otaku à la Nihon Ki-in (l'institut de go) de Nagoya, sur les traces de mon idole Akira Tôya ! 
A bientôt tout le monde !

4 commentaires:

  1. J'imagine vraiment bien ,comme tu as dû apprécier la beauté de ces montagnes...c'est loin, le Moncayo, hein?
    Mamounette

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  2. Enfin un article digne de ce nom =D
    C'est génial de lire tout ce que tu fais, j'aime aussi beaucoup tes photos! (Aaaah j'aime pas les commentaires, j'ai l'impression de 'parler' à une inconnue...)
    Miss u u_u

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  3. Joyeux Noël Sana !
    J'espère que ton Noël nippon s'est bien passé ! Donnes nous un peu des nouvelles ^^

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